Translate

lundi 29 février 2016

Les machines volantes du manuscrit Voynich

par Didier Coilhac

L’antiquaire Wilfrid Voynich découvrit, en 1912, un étrange petit livre. Le manuscrit était écrit dans un alphabet inconnu ; les nombreuses illustrations avaient un air énigmatique. Toutes les tentatives de décryptage du texte furent vouées à l’échec. Les images semblent se rapporter aux thèmes suivants : la botanique, l’astronomie, la balnéothérapie, la cosmologie, la pharmacologie... Encore faut-il préciser que les figures ne montrent pas des objets ou des scènes clairement définis ; elles comportent un aspect surréaliste. Aucune des dizaines de plantes dessinées ne reproduit exactement une espèce naturelle.


Nous pensons que les cryptographes qui ont étudié le manuscrit Voynich ont échoué à le déchiffrer, pour la raison qu’ils l’ont appréhendé comme un texte codé. Ils ont oublié que les illustrations occupent une grande place ; elles font partie prenante du message. Il faudrait étudier les lettres dans leurs relations avec les images, et non pas séparément.

Essayons d’ouvrir une brèche dans la compréhension du « Code Voynich » !

Son auteur était manifestement un connaisseur de la cabale architecturale, à laquelle une partie de ce site est consacrée. Les dessins n'ont de sens que jusqu’à un certain point, lorsqu’ils sont considérés isolément: c'est volontaire de la part de l’auteur. Les représentations sont conçues pour prendre tout leur sens en induisant un certain vocabulaire descriptif.




On découvre de très nombreuses femmes, qui sont dans des baquets cylindriques. Elles sont accompagnées d’étoiles, qu’elles indiquent du doigt, ou qui sont attachées à un fil. Tiens, justement, il existait en ancien français l’expression « étoile qui file », qui nommait une « étoile filante », une « météorite ». La nuit, les météorites sont tout à fait ressemblantes à des étoiles filantes. Nous nous demandons si l’auteur du manuscrit voulait attirer notre attention sur les ovnis ? Nous serions tentés de penser que ces dames ont une relation avec le ciel, l’espace.

Les objets incongrus dans lesquels elles se trouvent pourraient être de grands vases, que l’on pouvait nommer au Moyen Âge des « vaisseaux ». Des vaisseaux et des étoiles ? Embarquement immédiat : le vaisseau spatial n’est pas loin !


   
Le dessin du signe zodiacal des Poissons est au centre d'une grande composition. D'autres signes astrologiques sont représentés dans le manuscrit Voynich, notamment la Balance, le Bélier et le Sagittaire. Ce sont bien là des constellations, évocatrices des cycles célestes.

Au dessus des poissons, on voit des femmes qui sont comme des escargots sortant de leurs grands vases, couchés cette fois. Le vase, le "vaisseau", devient donc la "coque" de l'escargot. On retrouve l'idée d'un moyen de locomotion puisque la "coque" , en ancien français, était aussi le "bateau affecté au transport des personnes".


N’oublions pas notre rose des vents. Elle nous sera utile pour trouver notre chemin, à travers les galaxies !



 Le manuscrit comporte beaucoup de femmes, toujours nues, debout dans des sortes de bassines. Ces illustrations appellent le vieux mot « bac », qui désignait un « évier, un bassin, une cuve en pierre ». Pourquoi le dessinateur aurait-il voulu attirer notre attention sur ce mot ? Parce qu’un « bac » était aussi un « bateau plat surtout utilisé pour de courtes traversées. » En d’autres termes, les femmes sont dans des bateaux, des moyens de locomotion. Mais alors, pourquoi des tuyaux sont-ils raccordés à ces objets ? Nous pensons que c’est pour compliquer les choses, brouiller les pistes, rendre les images incompréhensibles ! C’est aussi pour compléter l’interprétation.

Les tuyaux pourraient s’appeler des « conduits ». Ce détail pourrait être là, pour nous faire comprendre que les femmes conduisent leurs véhicules !



Celle-ci pourrait tenir le volant de son yacht personnel, de la main gauche. Toutes ces femmes, la main posée sur la section d’un tuyau,  semblent tapoter sur les touches d’un clavier numérique ! Aux autres extrémités, les tubes crachent de la fumée, ce qui est cohérent dans l’hypothèse d’un moteur…

 






 Dans les exemples ci-dessus, les femmes ont pris place dans leurs vases, leurs « vaisseaux » individuels. L’échappement de flammes, en bas, indique bien que les objets, en suspension dans l’air, sont soulevés par une force.     



    Les formes sont parfois évocatrices de dessins anatomiques ou physiologiques. Ici, ce pourrait être la suggestion de l'appareil reproducteur féminin, avec l’utérus au milieu et les ovaires sur les côtés. On retrouve nos chers conduits sur la section desquels les femmes ont posé la main. Les connotations anatomiques nous amènent à consolider notre hypothèse, pour la raison que le corps humain contient des petits tuyaux qui véhiculent les liquides. Ainsi, les veines et les artères sont-elles les vaisseaux sanguins. 



Ici, les replis du tuyau rappellent la forme de l’intestin. L’ouverture en bas serait donc l’anus, par où s’échappent les gaz résultant de la digestion. Habile façon de faire le clin d’œil aux gaz d’échappement des moteurs !


Là, on voit encore des vaisseaux organiques. Trois petits vases ont été ajoutés sur l’organe, avec des lignes et des points qui symbolisent la fumée, ou la chaleur, dégagée par les vaisseaux (ou vases). Comme dans les bandes dessinées, ces lignes peuvent aussi marquer l’énergie produite par les objets. Tout en bas à gauche, le tuyau génère un petit nuage de fumée.   

Comme des centaines de ses homologues, cette femme est nue : étrange tenue pour conduire sa machine volante ! On peut probablement faire le rapprochement avec l’ancien mot « la nue », « le nuage », qui désignait par extension le « ciel ». Ces dames s’affichent comme des voyageuses du ciel…

Elles n’ont pas vraiment la taille d’un top-modèle prêt à défiler sur l’estrade ! Elles sont grosses ou « maternes ». En plus de qualifier ce qui est « grossi, enflé », le mot « materne » était synonyme de « sorcière ». Peut-être l’auteur du manuscrit a-t-il pensé à ce jeu de mot, puisqu’une personne qui voyage dans un engin volant pouvait être perçue, avant l’essor technologique, comme une sorcière, une magicienne.
         


Voici un autre autre exemple. Elle tient à bout de bras un vase, pour nous orienter vers l’idée d’un « vaisseau » (spatial). Elle est entourée par un grand tissu circulaire, sur lequel elle repose. Il y a quelques siècles, une « pièce de tissu non fixée » pouvait se dire un « volant » !

 Ces dames ne sont pas complètement dénudées ; un fort pourcentage d’entre elles a conservé une coiffe sur la tête ! Nues mais la tête couverte! Un tel détail est forcément signifiant de la part de l’auteur. Comme d’habitude, c’est le vocabulaire ancien qui donne une explication satisfaisante. Savez-vous quels mots nommaient la « partie flottante d’une coiffe, le voile porté sur la tête », et une « coiffure de paysanne » ? Tout simplement le « volet » et le « bavolet » ! On en revient toujours à l’évidence que ces images parlent subliminalement du vol, suggèrent une technologie volante !



 Ce ne sont pas les étoiles, au début des lignes, qui vont nous contredire !

L’auteur a joué à l’extraterrestre qui communique avec nous dans un langage inconnu !

Conclusion

C’est un certain vocabulaire de l’ancien français qui sert à comprendre la signification des dessins. Cette technique n’est pas nouvelle ; elle s’apparente à la Cabale ou à la langue des oiseaux, des domaines connus en ésotérisme depuis longtemps.

 L’auteur du manuscrit Voynich a souhaité évoquer discrètement les machines volantes. Pourquoi ? Était-il un Léonard de Vinci, qui savait que la technologie aéronautique existerait un jour ? Avait-il des informations sur des aéronefs qu’une civilisation de la préhistoire aurait utilisés  ? A-t-il créé son livre après un contact avec des extraterrestres ? Notre conclusion se limitera à ces questions étonnantes. De toutes façons, le message secret de ce manuscrit est révolutionnaire et décapant. Il n’a pas été créé pour prendre sagement sa place dans notre culture, mais parce que les informations qu’il contient étaient (et sont encore) dérangeantes ! 

2 commentaires:

  1. Explications très très capillotractées mais amusantes car j'avais trouvé sur le net de soit disantes traductions en vieil allemand qui parlaient également de voyages dans l'espace !

    RépondreSupprimer
  2. Peut-être que je suis en avance sur mon époque, et que vous n'êtes pas à même d'apprécier une page comme celle-ci à sa juste valeur.

    RépondreSupprimer